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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:45

Celles qui travaillent habituellement au chevet des personnes malades ou fragilisées, sont sorties du placard, hier à La Fère. C’était le matin, entre 11 heures et midi et «après les toilettes et avant les repas», pour ne pas pénaliser les bénéficiaires. Une quarantaine d’aides ménagères ont ainsi débrayé pendant une heure devant le siège de la communauté de communes des villes d’Oyse. L’établissement emploie 54 aides ménagères depuis le 1er janvier 2013.

Auparavant, le syndicat intercommunal des aides ménagères (SIAM) était indépendant de l’entité intercommunale. En d’autres termes, le bureau gérait seul les affaires courantes comme la gestion financière. Une gestion saine, excédentaire à l’époque, dans le rouge aujourd’hui. Il manque en effet 202 000 euros dans les caisses du service pour rétablir l’équilibre. Un gouffre dans lequel les aides ménagères qui manifestaient hier craignent d’être aspirées. «On a un pied dans le vide. Désormais on est presque toutes en CDD alors qu’on était en CDI avant la fusion avec la CCVO. Certaines d’entre nous ont contracté des prêts, ont des emprunts sur le dos. On a peur que le service disparaisse».

L’inquiétude n’est pas sans fondement. Un trou existe bel et bien dans les caisses du service. Et ce, depuis la fusion du SIAM avec la CCVO. Une fusion imposée par le préfet. Derrière le haut fonctionnaire, l’État et sa volonté de tailler dans le «mille feuille» administratif. Localement, la fusion ne s’est pas faite dans la soie. Alors que d’autres communautés de communes se donnent du temps pour réussir cette union, la CCVO a eu, elle, deux mois pour réussir cette absorption. C’est un échec.

Le déficit se creusant au fil du temps, les aides ménagères et notamment, les délégués du personnel de la FAFPT se sont inquiétés des décisions prises «en haut lieu», entre le président de la communauté de communes et son 1er vice-président en charge des finances, du développement économique et de la communication.

Ainsi, dans le tract distribué aux passants, le délégué du personnel FAFPT, dénonçait «les commérages qui circulent (…). Nous demandons au président de les faire taire en réaffirmant le maintien du service».  Le délégué demandait également que des rencontres aient à nouveau lieu, entre la CCVO, «comme elle s’y était engagée au moment de la fusion» et l’ensemble des aides ménagères. Sur le papier, il semblerait que celles-ci aient été entendues…

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