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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 10:10

Mal à l’aise, un chauffeur de la société Recam Sonofadex, venu avec un 38 tonnes du Loir-et-Cher, requiert l’aide de «ses collègues» du Leader Centre Auto (LCA) à Châlons-en-Champagne pour vider le stock… Il est alors 15 h.

La SAS Recam Sonofadex, à Nouan-le-Fuzelier, en activité depuis trente-quatre ans, accusait un résultat net déficitaire de près de 3,7 millions d’euros fin 2012. Un redressement judiciaire a été prononcé le 14 mars dernier par le tribunal de commerce de Blois.

Alertée, la CGT de Châlons-en-Champagne prend contact avec l’union départementale de Loir-et-Cher, assaillie de coups de téléphone. «D’autres magasins sont vidés en ce moment !»

«Aucun procès verbal n’émane du comité d’entreprise sur des fermetures de sites et quels sites ! Quel est le plan de continuité ? Comment un administrateur judiciaire peut laisser opérer de telles pratiques ? C’est scandaleux ! C’est du brigandage».

Selon la note faxée à 17 h 24 au personnel par le PDG, le projet de 134 licenciements collectifs a été acté par la Direccte du Loir-et-Cher centre, soit près de la moitié de l’effectif ! Il aurait reçu l’homologation le matin même, d’après le tampon apposé sur le courrier.

«Il n’y a rien dans ce plan de sauvegarde de l’emploi. C’est le minimum du minimum. Il s’appuie sur l’accord national interprofessionnel, cette merde que le gouvernement a validé ! Dans ce PSE, on assujetti les gens à du matériel. Le seul critère, c’est le magasin. Sur l’humain, il n’y a rien».

Pendant ce temps, le personnel continue à charger le camion avec les pneus : «On n’a pas le choix. On est encore payé. S’il nous licencie pour faute lourde, on aura tout perdu…» Les trois salariés vident le reste dans les bacs qui seront retirés le lendemain. Et après ? «On peut juste mettre un cataplasme sur une jambe de bois, les informer sur leurs droits et contester les licenciements…»

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commentaires

Anne ONYM 28/04/2014 10:39

L'union est au courant depuis deux ans. Depuis que Recam a fait le même coup à Reims.
Comme quoi, on peut tout faire en toute impunité quand on est client pub de la presse.